15 locaux tagués, le FLPPB revendique

 

Nous revendiquons ce 27 décembre 2001 le taguage de 15 permanences de formations politiques françaises en Bretagne:

- locaux du PCF à Rennes,
- locaux du RPR à Rennes,
- locaux du PS(F) à Rennes,
- locaux de l'UDF à Rennes,
- locaux du PS(F) à Nantes,
- locaux du RPR à Nantes,
- locaux du PCF 44 à Nantes,
- locaux du PCF à Nantes,
- locaux du FN à Nantes,
- locaux du MPF à Nantes,
- locaux du CNI à Nantes,
- locaux du RPR à Lorient,
- locaux des Verts à Lorient,
- locaux du MDC à Saint-Nazaire,
- locaux du PCF à Saint-Nazaire.

 

 

Le dessin ornant désormais ces succursales de la domination française en Bretagne est un "8" prisonnier derrière des barreaux.

Ce chiffre "8" correspond au nombre de prisonniers politiques bretons qui croupissent actuellement dans les geôles de l'Etat français.

Cette date du 27 décembre correspond à l'anniversaire de l'un d'entre eux, Gaël Roblin (originaire de Nantes, capitale historique de la Bretagne), qui fêtera son 29ème anniversaire dans les prisons françaises pour avoir osé défendre le droit de la Bretagne à accéder à son Indépendance nationale.

Cette date entend également marquer le premier noël passé en prison pour Jérôme Bouthier (originaire de Rennes), dont la personnalité pacifique et généreuse reconnue très largement dans le milieu culturel breton rend totalement invraisemblable les accusations portées contre lui.

Le choix de deux de ces villes (Nantes et Rennes) dont l’un et l'autre sont originaires entend rendre un hommage particulier à ces deux militants incarcérés pour leurs idées ainsi qu'à leur familles qui souffrent financièrement et psychologiquement de la distance imposée par des lois cyniques édictées par un Etat condamné par de multiples organisations de défense des droits de l'Homme ainsi que par l'Europe.

Nous demandons aux nombreuses personnes et notamment aux jeunes cherchant actuellement à nous rejoindre afin de participer à la lutte pour la libération des 8 otages bretons de ne pas s'impatienter, nous les contacterons personnellement au fur et à mesure.

Liberté pour les prisonniers politiques bretons !

Pas de justice, pas de paix !

Goulven pour le
Front de Libération des Prisonniers Politiques Bretons

flppb@caramail.com

 

8 nationalistes bretons en prison

Huit militants bretons sont actuellement incarcérés en France. Indépendantistes, incarcérés préventivement, pour certains depuis deux ans, la justice leur reproche d'être mêlés à l'attentat mortel perpétré en avril 2000 à Quévert ou au vol d'explosifs commis en septembre de l'année précédente à Plévin. Tous contestent ces accusations. Hier matin, en écho, quinze permanences politique ont fait les frais de la naissance du Front de libération des prisonniers politiques bretons (FLPPB). De Rennes à Lorient, Nantes et Saint-Nazaire, les locaux du PS, du PC, des Verts, du MDC, de l'UDF, du RPR, du CNI ou du MPF ont été barbouillés du mot breton "Frankiz" (liberté) et du chiffre "8". Dans un communiqué intitulé "Ar sourd" (la salamandre) et signé "Goulven" le FLPPB demande "aux nombreuses personnes chechant actuellement à [les] rejoindre" de ne "pas s'impatienter". "Nous les contacterons personnellement et au fur à mesure", affirme le texte. En réplique, rare permanencier à son poste hier après-midi, un socialiste nantais dit simplement : "Il n'y a pas de prisoniers politiques en France".

Libération, vendredi 28 décembre 2001, page 13

Ouest France, page Morbihan, le 29-30 décembre 2001

Presse Océan du 28/12/01

40 bâtiments officiels enchaînés, le FLPPB revendique - 27/10/2001