Réactions et communiqués suite à l'arrêt de la cour d'assises spéciale

Arrêt de la Cour d'Assises spéciale (ici en néerlandais)

Le procès Plévin: l'arrêt de la Cour d'Assises spéciale
Procès Plévin: l'arrêt de la Cour d'Assises spéciale, entre parenthèses, la peine réclamée par l'accusation

Contre les Basques: pour tous interdiction définitive du territoire français

-- Chapartegui : 20 (30) ans;
-- Miren Perurena Pascual: 18 (25) ans,
-- Jon Bienzobas Arreche: 18 (22) ans,
-- Benito Martinez Vergara: 16 (18) ans,
-- Francisco Segurola Mayoz: 15 (15) ans.

Contre les Bretons:

-- Acquittement d'un accusé breton, Richard Le Faucheux (acquittement);
-- Denis Riou, chef de l'ARB (dénoncé comme tel par le Ministre Francçais de l'Intérieur le dimanche 21 novembre 1999, soit un mois et trois semaines après son arrestation...) selon l'avocat général: 7 ans (11);
-- Gérard Bernard: 6 ans (8);
-- Charlie Grall: 6 ans (6);
-- Bertrand Grimault: 2 ans (5).

Pour les cinq déjà condamnés en mars 2004, CONFUSION DES PEINES (c'est-à-dire que les deux peines ne s'additionnent pas)

-- Christian Georgeault: 6 ans (6),
-- Pascal Laizé: 4 ans (5),
-- Stéphane Philippe: 4 ans (5),
-- Alain Solé: 4 ans (5),
-- Arno Vannier: 4 ans (4).

Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne
Le porte-parole, Claude Le Duigou

Paris juin 2005 -- 10 Bretons en procès : POURQUOI ?

(texte en néerlandais ici)


Ils sont accusés d’avoir été mêlés, de près ou de loin, à un vol d’explosifs commis en Bretagne à l’automne 1999. Ces faits ont eu lieu dans le contexte d’une oppression multiforme.
Contrairement aux vœux de la population, l’Etat français se refuse à reconnaître les langues bretonnes (breton et gallo) et à accepter la réunification de la Bretagne.

Par contre, il favorise en Bretagne :
- l’agriculture et l’élevage intensifs qui causent des ravages à l’environnement ;
- des industries concentrées et polluantes ;
- le développement d’un tourisme totalement incontrôlé (site de Carnac, etc.) : bétonnage des côtes, spéculation immobilière.
- L’émigration des jeunes Breton-ne-s continue par manque d’emplois.

Face à un tel constat, les révoltes sont légitimes et ont pris des formes diverses :
• en 1972, grève des ouvriers du Joint Français (Saint-Brieuc) et des producteurs de lait,
• protestations contre les catastrophiques marées noires à répétition (Amoco Cadiz, Erika, etc.),
• refus des projets de centrales nucléaires, de Plogoff à la Loire-Atlantique en passant par Erdeven.
• etc.

Certains ont choisi la voie des attentats symboliques contre des biens de l’Etat et certaines grosses entreprises qui exploitent les travailleurs bretons (abattoirs Doux, groupes pétroliers).
Quelle que soit la forme de lutte utilisée, c’est la répression qui y répond : nuées de C.R.S. et de gendarmes mobiles contre des manifestations pacifiques, rafles périodiques avec la complicité de certains media recherchant le spectaculaire plus que la présentation objective des faits.

L’Etat français n’hésite pas en effet à utiliser des procédures d’exception prétextant la lutte antiterroriste :
• gardes à vue pouvant durer 96 heures ;
• mobilisation d’une véritable police politique ( D.N.A.T., RG) ;
• abus de la détention « provisoire » (record : quatre ans et demi !... et deux ans et demi pour un inculpé reconnu innocent par la suite) ;
• centralisation des poursuites à Paris avec emprisonnement en région parisienne, causant de grandes difficultés aux familles et aux avocats ;
• jugement par des tribunaux spéciaux (Cour d’Assises composée uniquement de magistrats professionnels) alors que le statut de prisonnier politique n’est pas reconnu ;
• intervention permanente du pouvoir politique (Chevènement , Lebranchu…) qui n’hésite pas à présenter comme coupables des personnes qui n’ont pas encore été jugées.
• Par ailleurs, certains des accusés à ce procès vont être jugés pour la deuxième fois pour les mêmes faits.

Pour que cesse l’oppression de la Bretagne, dénonçons la répression !
CARB (Coordination Anti-Répressive de Bretagne)


Het proces Plévin: het arrest van het speciale Hof van Assisen met, tussen haakjes, de straffen die werden geëist door de beschuldiging

Tegen de Basken: allen hebben een definitief verbod om zich nog op Frans grondgebied te bevinden

-- Chapartegui: 20 (30) jaar,
-- Miren Perurena Pascual: 18 (25) jaar,
-- Jan Bienzobas Arreche: 18 (22) jaar,
-- Benito Martinez Vergara: 16 (18) jaar,
-- Francisco Segurola Mayoz: 15 (15) jaar.


Tegen de Bretoenen:

-- Vrijspraak voor één Bretoense beschuldigde, Richard Le Faucheux,
-- Denis Riou, leider van het ARB (volgens de verklaring van de Franse Minister van Binnenlandse Zaken, op zondag 21 november 1999, zeven weken na zijn aanhouding…)
Volgens de advocaat-generaal: 7 (11) jaar,
-- Gérard Bernard: 6 (8) jaar,
-- Charlie Grall: 6 (6) jaar,
-- Bertrand Grimault: 2 (5) jaar.

Voor de vijf veroordeelden die al in maart 2004 terecht stonden, is er een SAMENVATTING VAN DE STRAFFEN (wat betekent dat de tweede straf niet toegevoegd wordt aan de eerste)

-- Christian Georgeault: 6 (6) jaar,
-- Pascal Laizé: 4 (5) jaar,
-- Stéphane Philippe: 4 (5) jaar,
-- Alain Solé: 4 (5) jaar,
-- Arno Vannier: 4 (4) jaar.

Voor de Bretoense Coördinatie tegen Repressie
De woordvoerder, Claude Le Duigou